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«Nous avons la tradition de toujours innover et nous renouveler»

People

Membre du LC Bern-Kirchenfeld, Claudine Esseiva est une femme de son époque, pour qui le mélange entre la tradition et la modernité va de soi. Interview.

Patrick di Lenardo: Tu incarnes la femme moderne, qui cumule les rôles. Est-ce un modèle d’avenir?
Claudine Esseiva
: Je l’espère. Mon fils de 8 ans a grandi avec une maman active, qui travaille, est féministe, est engagée en politique. Pour moi, c’est une évidence de vivre ainsi aujourd’hui. La femme peut choisir librement son mode de vie et ne doit plus se décider entre
famille et vie professionnelle. Pourtant, la famille reste pour moi l’élément le plus important pour avoir un équilibre dans la vie. J’ai grandi dans une famille très soudée. Je suis très traditionnelle de ce côté-là.

Pour toi, modernité et tradition ne sont pas contradictoires?
Esseiva: Au contraire. Tradition et modernité doivent se compléter. L’une ne va pas sans l’autre. Elles se nourrissent l’une l’autre.

De nos jours, certains courants idéologiques veulent pourtant effacer le passé et les traditions. Ont-ils tort?
Esseiva: Oui. Il ne faut pas faire table rase du passé. Mon conjoint historien me dit souvent qu’il faut connaître son histoire pour savoir où on veut aller. Il y a des choses du passé qui fonctionnent, des valeurs essentielles que l’on connaît bien.

Pourquoi vouloir à tout prix les abandonner?
Esseiva: Je déteste cette idée de «déconstruire » qui est si à la mode aujourd’hui. Je préfère faire changer les choses plutôt que de les détruire.

Il ne faut donc pas trop s’accrocher non plus aux traditions?
Esseiva: Bien sûr qu’il y a des choses à changer! Le pire, c’est de dire: «On a toujours fait comme ça alors on continue.» C’est une très mauvaise interprétation. J’adore les traditions, elles sont une base qui nous donnent la force et nous permettent d’évoluer. Il ne faut jamais les nier mais ne pas hésiter à les faire évoluer quand c’est nécessaire. Ce qui me dérange dans les idéologies, quel que soit le côté, c’est qu’elles se veulent absolues. Les choses ne sont jamais toutes noires ou toutes blanches.

Comment alors mettre d’accord progressistes et passéistes?
Esseiva: J’ai grandi à la campagne. Aujourd’hui, je vis en ville. Je connais les difficultés et les avantages de ces deux réalités. L’important, c’est de toujours respecter les gens qui ne vivent pas selon notre modèle, chercher à comprendre leursdifférences, leurs besoins et tenter de les faire dialoguer et s’accepter.

Un peu à l’image de notre pays?
Esseiva: La Suisse est un pays de traditions parmi les plus innovants du monde. J’aime rappeler que nous avons ainsi la tradition de toujours innover et nous renouveler. C’est une belle manière de marier les deux aspects.

Est-ce pareil pour le lionisme?
Esseiva: Exactement. Le lionisme a une grande histoire. Je l’ai pourtant vu beaucoup évoluer depuis que je suis entrée au Leo il y a 23 ans. Mais le message de base, la solidarité, l’esprit de service, bref, les traditions et les valeurs du club sont toujours restées intactes.


Propos recueillis par Patrick Di Lenardo

Bio express

Née le: 23 décembre 1978
Vit en concubinage, un enfant

FORMATION

  • Economiste d‘entreprise HEG Fribourg (bilingue)
  • Master en Entrepreneurship

EXPÉRIENCES PROFESSIONNELLES

  • Conseillère et partenaire chez furrerhugi, Berne
  • Ancienne secrétaire générale Femmes PLR.Les Libéraux-Radicaux
  • Cofondatrice de l‘agence macmac SA (qui avait réalisé l’identité graphique du canton de Fribourg)

AUTRES ACTIVITÉS ET ENGAGEMENTS

  • Membre du Conseil de fondation de PROF-in, Courtepin
  • Coprésidente du BPW Switzerland
  • Membre du comité PLR.Les Libéraux-Radicaux Femmes du canton de Berne
  • Membre du Conseil d’administration d’Impact Hub
  • Membre PLR du législatif de la ville de Berne
  • Députée au Grand Conseil bernois